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...danse effrénée sur l'amie Amy. Avant même de prendre mon café, d'aller pisser...Un besoin animal de me dépenser, de transpirer. Le son est saturé tellement c'est fort. Tout vibre. Le disque saute. Mon corps s'adapte, suit, reprend aussi. Wouah, c'est bon. Je sens chaque morceau de moi-même reprendre sa place, en se libérant de l'inutile; du futile qui fait souffrir. Cette danse de sabbat exorcise et vire à coup de pieds au cul mes vieux démons. "Venez, venez maintenant tous les génies de la lampe, il y à de la place, je fait le ménage". Alors que ma sister vient d'accoucher d'un mâle, j'accouche de mes maux en musique... Je suis debout sur la table du salon, je monte sur la chaise du bar. Je suis sur le zinc. Ruisselante dans ma combinaison de nylon blanche. Tous les pores de ma peau dansent en rythme. Mes cheveux volent, collent. Je crois bien que je chante aussi, très fort...les paupières closes, je pense à mon amoureux, je le vois, je danse pour lui. Je repense à la dernière fois où j'ai éprouvé cette sensation. Le concert de Katerine. Je redescend doucement du bar, je quitte des yeux le miroir. Un pied sur la chaise; je remarque que mon vernis s'écaille... Je suis sur le parquet, ça y est. C'est fini. Je baisse le volume sonore. Est-ce qu'il fait froid dehors? Allez, je vais écrire tout ça en buvant mon café, mes vitamines. Un 2ième café, une relecture. Et je poste cette note dominicale.

Et je me demande comment je vais illustrer cet article et comment je vais m'habiller...Bon Dimanche!

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