07 décembre 2007
Héraldique sauvage ...
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...c'est La Expo du moment...Déjà, rien que le titre, c'est prometteur , avouez. que vous irez faire un détour par chez Robert comme tout le monde histoire de savoir de quoi qu'on cause. Bon. En plus, de la sculpture en porcelaine, ça vous en bouche un coin. Réalisée en chine, rien moins que celà. Par Raphaël de Villers ( si! ). Etonnant et sublime, à voir absolument. Du 6 au 16 décembre, JEU. VEN. SAM. DIM. De 15h à 21h, 4, rue de Talleyrand, 75007 PARIS.
Pour toute info supplémentaire rarovill@yahoo.fr www.raphaeldevillers.com
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Bon et puis sinon, j'ai fait de la soupe...du potage quoi. Oh ça va ! Z'êtes pas obligatoirement fagoté comme Mamie Nova quand vous faites un peu de cuisine familialle, hein...?
Si!
Oh eh, mange ta soupe toi...
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03 décembre 2007
La Madone...
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Le nez dans le guidon en ce moment, je passe à côté de tout et de tous...mais ce visage de Madone, là, juste à ma droite, attire mon regard: c'est Ingrid Bétancourt.
J'avais entendu, comme tout le monde, qu'on attendait un signe de vie imminent. Et blablabla et blablabla...et je m'attendais à ce qu'il n'y en ait pas...une fois de plus.
La rumeur disait qu'elle aurait eu un enfant avec l'un de ses geôliers. Naîvement, je m'étais fait une représentation idéale et romantique de sa détention...un éden tropical, la Belle et sa Bête, tout le toutim...un enfant, la vie quoi, qui continuait même là-bas. Et ma conscience pour moi...
Et puis là, je suis dans une boulangerie. Je la vois. La Bétancourt. Morte-vivante. J'ai l'air con avec mes croissants. Je vois bien qu'elle est morte au dedans. J'achète le journal.
Avant de tourner les pages, je la regarde. Longtemps. Je vois le désespoir. Je vois l'enfer. Ses mots confirmeront.
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28 novembre 2007
Ciao le Chich'
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Je roule depuis 4h et quelques...Ciel gris, quelques éclaircies...Flash info:
" Fred Chichin, le guitariste du groupe les rita mitsouko, est mort..."
Merde!
J'm'y attendai pas.
j'écoutai le dernier single sans savoir que ce serai le dernier...
Ciao le Chich, je t'aimais bien...
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19 novembre 2007
...
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Ya des jours comme ça, où l'on sait qu'on aurait mieux fait de ne pas se lever. De sauter un jour sur le calendrier, et passer au suivant.
Ces jours là, les fleurs poussent à l'envers, elles s'enfoncent dans la terre, corolles en avant. Les sourires esquissés se perdent, glissent sur les regards et ne sont pas renvoyés. Le temps ralenti son rythme pour s'arrêter tout à fait, et chaque minute semble une éternité. Le ciel est peint bleu moche, et le soleil jaune triste. Les corps pèsent leur pesant dort, car les nuits sont insomniaquibilisamment noires et longues. Le café amer est fêté comme il se doit, et teinte l'atmosphère d'une épaisseur inconfortable.
(énième soupir)
Je vous prépare une tasse?
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31 octobre 2007
Je m'en vais.
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J'ai toujours un sac prêt pour un départ imprévu. Au pied de mon lit. Avec des vêtements pour tous les temps. Des propres, et des sales, que je n'ai pas enlevé...Mes départs sont rarements prémédités. Ils s'imposent. Ils s'invitent...
A bientôt.
Je pars...
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26 octobre 2007
Aujourd'hui...

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Si je t'aime
Comme j'aime la vie
Si tu m'aimes
Comme j'aime nos nuits
Restons-là
Et ne bougeons pas
N'écoute pas
Ce que les gens disent
Mange ma bouche
Avale mes mots
Restons-là
Ne bougeons pas
Aujourd'hui
Tout va bien
Aujourd'hui
Dans le creux de tes mains
J'me sens bien
Si bien...
Lèche-moi, touche
Coule au fond de moi
Plus je deviens fou
Moins je deviens mou
Tu es moi
je suis bien en toi
Qu'est ce qui se passe
Qui fait que l'on ne se lasse
Ton corps et mon corps
Ont pris le droit de s'dire
Tu es moi
je suis bien en toi
Aujourd'hui
Tout va bien
Aujourd'hui
Dans le creux de tes mains
J'me sens bien
Si mes ordres
Sont bien tes désirs
Si mes délires
Sont bien tes désordres
Restons là
Ne bougeons pas
Aujourd'hui
Tout va bien
Aujourd'hui
Dans le creux de tes mains
J'me sens bien
Oh si bien ...
Camille BAZBAZ, Tutto va bene, SUR LE BOUT DE LA LANGUE.
en concert le 8 novembre 2007, 20h, Olympia.
Breeneeneenounette, Bô-Berec ( oui, c'est vous Boris!), Célynette, Granada...et tous ceux qui ont des places, rendez-vous devant l'Olympia à 19h...
25 octobre 2007
Quand Wally rencontre Sweety...
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Intérieur nuit.
Restaurand chinois de banlieue.
2 menus vapeur, une carafe d'eau, une autre de rosé.
Lui: " - C'est quoi cette capote que tu sors de ton sac ? "
Elle: " - C'est pas une capote, Wally, c'est une lingette pour essuyer mes lunettes, pff..."
Lui: " - Bah c'est nul...le spray c'est mieux."
Elle: " - Ouais Chêri, c'est sûr, mais faut avoir des kleenex."
Lui: " -Ben et alors, t'en as pas? "
Elle: " - ...
-Nan M'sieur, moi j'avale toujours! "
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Sweety, entre 35 et 40 ans, dans un resto de banlieue nord.
23 octobre 2007
ça n'interresse personne mais...
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ça me fais un bien fou de le dire:
c'que j'me fais chier moi aujourd'hui..pfff...patients mal aimables, forts désagréables même...ça caille...pas envie d'aller au cheval ce soir, c'est vous dire...juste envie de rester au chaud chez moi, entre moi et Moi...
V'voyez...aucun intérêt...
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22 octobre 2007
Sa Madeleine de poudre...
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D'habitude, elle n'oubliait jamais de dîner. C'était pas son genre. D'habitude, elle mangeait par habitude. Parce que c'était l'heure. Rarement parce qu'elle avait faim. C'est comme ça qu'on lui avait appris.
Ce n'est qu'une fois adulte, sortie des jupons de sa mère et de sa grand-mère, qu'elle avait repris le contrôle de son corps, et qu'elle avait expérimenté les repas pris lorsque son estomac avait faim, pas parce que c'était l'heure de passer à table. Finalement, c'était ce qui lui convenait le mieux. Le plus souvent, deux repas par jour suffisaient: le petit-déjeuner, copieux, et un repas en milieu ou en fin d'après midi. Cette organisation bien huilée était régulièrement perturbée par ses crises d'angoisse, qu'elle étouffait à grands coups de junk food. Malgré tout, sa silouhette conservait forme humaine.
Ce soir elle tournait en rond. Son enfant couchée, sa chambre rangée, les cahiers signés. Même la vaisselle était faite...et puis pas de faim qui tiraille. Elle se dit que c'était bien. Que ça faisait un bail qu'elle n'avait pas joué à écouter son corps. Machinalement, elle ouvrit ses placards. Elle la vit. Au fond. Pas cachée, mais tout au fond. Couvercle bleu, boite orange. Toujours le même dessin. Elle sentit sa main sur la bouteille de lait. Froid ( indispensable ). Le bol était déjà sorti, sec, sur l'égouttoir. Le lait versé, le bol l'enlaçait. La cuillère à soupe pénètrait la tête la première dans cette poudre fine et parfumée du chocolat Poulain. La cuillère déposait la Brune sur la Blanche. Elles ne faisaient pas connaissance tout de suite: Elles s'évitaient un peu, pour la forme et pour le goût. C'était une danse étrange, et lente. Exquise. La cuillère s'enfonçait dans cette émulsion, puis livrait sa cargaison chocolatée.
Dans sa bouche, c'était la divine rencontre du liquide froid et de cette poudre veloutée. La langue coinçait les dernières îles de chocolat agglutinées pour les écraser sur le palais. La saveur sucrée de ce plaisir d'enfance paressait sur ses papilles. Un, deux, trois bols. Au quatrième, elle n'en pouvait plus. De toutes façons, il n'y avait plus de lait; le litre y était passé. Repue de sucre et de chocolat, comme une enfant gourmande, gâtée, elle s'apaisait.
Après, elle avait eu froid. Pour se réchauffer, elle avait prit un bain chaud, parfumé à la fleur d'oranger.
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19 octobre 2007
je vais rester
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Oui, finalement je vais rester à paris ce week-end...
J'ai eu du mal à prendre une décision. L'idée d'un week-end en bretagne me tentait: plages, soleil, shopping à Saint-Malo, passer voir ma Mère-Grand, puis filer à Kérambellec. Louer un cheval et une carte, et longer la côte...Le paradis sur terre...Mais ce serait fuir!
Je réalise que depuis qu'elle a été reconstruite, je n'ai jamais vraiment Ré-investit La Mirlitantouille. Certes, elle est jolie, douillette. Mais ce n'est plus comme avant, et je la néglige, je la délaisse. Je ne m'en occupe pas comme il se doit. Ma nature bordélique se devellope comme une moisissure, et envahit tout progressivement...Avant l'incendie, cette maison était lieu de fêtes, de répétitions, d'apéros à refaire le monde, de vie quoi! Depuis sa reconstruction, j'ai très peu reçu. Pas envie. J'ai d'abord pensé que je ne le faisais plus parce que j'étais solo, et que recevoir des couples, pff, ça va 5 min, mais c'est vite chiant. Moi qui adorait les fleurs, je n'ai rien replanté, jamais refleuri mes fenêtres. Seulement des fleurs coupées, et des cactus...
Alors je reste. Ma décision est prise. Je reste et je range. Je reste et je trie. Je reste et je jette. Je reste et je re-décore.
Je vous tiens au courant. En attendant, on va peut-être se croiser chez Ikéa...
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